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 Oscar Niemeyer

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MessageSujet: Oscar Niemeyer   Dim 19 Oct - 13:38




Oscar Niemeyer, né à Rio de Janeiro le 15 décembre 1907, est le plus célèbre des architectes brésiliens. Son œuvre, qui s'inscrit étroitement dans le mouvement du style international, tient une place majeure dans l'histoire de l'architecture moderne.

Début de carrière au Brésil
Oscar Niemeyer devient connu après avoir participé au groupe d'architectes responsables de la conception du nouveau siège du ministère de l'éducation et de la santé à Rio de Janeiro pour le gouvernement de Getúlio Vargas, en 1936.

Lucio Costa a gagné le concours public du plan d'urbanisme de la nouvelle capitale, organisé en 1956. Le président Juscelino Kubitschek fait alors appel à Niemeyer, qui a déjà participé avec Le Corbusier à la réalisation du siège de l'ONU à New York en 1952, pour concevoir les principaux équipements publics de la ville, dont la cathédrale, le Congrès national, les ministères, etc. Juscelino connaissait Niemeyer depuis son projet pour l'ensemble de Pampulha, Belo Horizonte, MG - Juscelino était à l'époque gouverneur de Minas Gerais.

Avec sa participation à la création de la nouvelle capitale administrative du Brésil, Brasilia, inaugurée le 21 avril 1960, la notoriété de l'architecte brésilien devient mondiale .

Le Congrès Brésilien Brasilia. Sous une pluie.

Exil en France Avec l'arrivée au pouvoir de la dictature militaire au Brésil, Oscar Niemeyer part en France où il fut le concepteur de plusieurs édifices, tels que le siège du Parti communiste français, place du Colonel Fabien à Paris (1965-1980), le siège du journal L'Humanité à Saint-Denis (1989), ou encore la Bourse du travail à Bobigny.

Les lignes de ce dernier bâtiment reprennent le style de la Maison de la culture au Havre en de nombreux points. Construit entre 1976 et 1978, il se compose de deux ensembles distincts. On trouve un auditorium de 465 places entouré de salles de réunions et un bâtiment élevé sur pilotis comprenant quatre étages accueillant diverses organisations syndicales. Inaugurée le 2 mai 1978, cette structure compte en fait deux bâtiments différents qui ne font qu'un bloc que l'impression d'élévation et de légèreté soude durablement. La courbe, partie intégrante des œuvres de Niemeyer, est une fois de plus à l'honneur. Tantôt vague, tantôt montagne, elle trouve une finesse que seul le béton pouvait lui fournir.


Période actuelleEntre 1991 et 1996, il réalise le musée d'art contemporain de Niterói (Museu de Arte Contemporânea de Niterói).

Il conçoit en 2003 l'auditorium de São Paulo, inauguré en 2005 et recouverte d'une toiture ondulante en béton de près de 27 000 m². Peu satisfait de cette dernière, il a demandé la destruction d'un fragment, ce qui a été refusé par la municipalité.

Début janvier 2007, après avoir rencontré Hugo Chavez à Rio de Janeiro, il a décidé de faire les plans d'un monument en hommage à Simón Bolivar, qui sera érigé à Caracas et mesurera 100 mètres de haut.

Niemeyer a une seule fille, cinq petits-enfants et plusieurs arrières-petits-enfants. Il y a même une cinquième génération.

Quand je dessine, seul le béton me permettra de maitriser une courbe d'une portée aussi ample. Le béton suggère des formes souples, des contrastes de formes, par une modulation continue de l'espace qui s'oppose à l'uniformisation des systèmes répétitifs du fonctionnalisme international. En décembre 2006, il épouse en secondes noces sa secrétaire Vera Lucia Cabrera, âgée de 60 ans, et affirme se sentir à nouveau comme un jeune homme de 30 ans[1].

Le 12 décembre 2007, il est fait commandeur de la Légion d'honneur (la plus haute distinction civile et militaire française) à l’occasion de ses 100 ans, par l'ambassadeur de France au Brésil[2].

La ville du Havre a demandé à Oscar Niemeyer de modifier le forum de son ensemble culturel Le Volcan (1978-1982). Les abords des bâtiments, peu accessibles et mal entretenus, sont depuis longtemps désertés. En 2008, l'architecte poursuit sa réflexion sur le projet.

Réalisations ] Vue générale de Brasilia. Au premier plan, la gare routière, à l'emplacement de la croisée des deux axes routiers principaux de la ville ; au fond, le Congrès national avec à gauche le Sénat et à droite la Chambre des députés ; de part et d'autre, les divers ministères ; à droite, en avant des ministères, la cathédrale ; tout au fond, au pied de la colline, le lac artificiel du Paranoá.

Réalisations à Brasilia (Brésil) Siège du Procureur général de la République (Sede da Procuradoria Geral da Republica) 2002 Tribunal suprême (Supremo Tribunal Federal) 2001 Association du Barreau du Brésil (Ordem dos Advogados do Brasil) 1997 Cour supérieure de justice (Superior tribunal de Justiça) 1989 Musée de Brasilia (Museu de Brasilia) 1988 Espaço Oscar Niemeyer 1988 Pantheon (Panteão) 1985 Memorial Juscelino Kubitschek 1981 Teatro Nacional Cláudio Santoro 1966-1981 Pont Costa e Silva 1973 Institut centrale des sciences (Instituto Central de Ciências) 1963-1971 Cathédrale de Brasilia (Catedral Metropolitana Nossa Senhora Aparecida) 1970 Siège des armées (Quartel-General do Exército) 1968 Ministère des Affaires étrangères (Palácio dos Arcos-Itamaraty) 1962 Palais présidentiel (Palácio do Planalto) 1960 Congrès national (Congresso Nacional) 1958-1960 Résidence présidentielle (Palácio da Alvorada) 1958 Chapelle Notre-Dame de Fatima (Igreja Nossa Senhora de Fátima-Igrejinha) 1958

Autres réalisations au Brésil
Theater in city center, Duque de Caxias, RJ, BrasilMuseu de Arte Contemporânea de Niterói, 1991-1996 (Niterói, en face de Rio de Janeiro) Torre Charles de Gaulle I et II (logements), 1994 (Rio de Janeiro) Hotel Horsa Nacional 1972 (Rio de Janeiro) Fundação Getulio Vargas 1958 (Rio de Janeiro) Casa das Canoas (maison) 1954 (Rio de Janeiro) ex Ministerio da Educação e Saude 1943 (avec Le Corbusier, L. Costa, A. Reidy, C. Leão, E. Vasconcellos, J Moreira (Rio de Janeiro) Auditorium 2005 (São Paulo) Memorial da América Latina (São Paulo) Edificio Italia 1965 avec F. Heep (São Paulo) Résidence Copan 1957 (São Paulo) Logements Eiffel (São Paulo) Logements Montreal (São Paulo) Parque do Ibirapuera 1954 (avec B. Marx pour le paysage) (São Paulo) NovoMuseu 2002 (Curitiba) Teatro Estadual Maestro Francisco Paulo Russo 1991 (avec H. Penteado, H. Pasta) (Araras) Résidence Niemeyer 1954 (Belo Horizonte) Église St François d'Assise 1940-1943 (Belo Horizonte)
Réalisations en France [modifier]
Siège du Parti communiste français 1965-1980 (Paris 19e arrondissement). Bourse du travail 1980 (Bobigny). Maison de la Culture du Havre 1978-1982 (Le Volcan, scène nationale). Accessible par un jeu de rampes, l'œuvre se compose de deux volumes courbes blancs en béton. Ils abritent un théâtre, une salle de cinéma, un auditorium, un hall d'exposition, des studios d'enregistrement, une salle polyvalente consacrée aux arts de la scène... En 2008, Oscar Niemeyer âgé de plus de cent ans, travaille toujours sur le futur aménagement des abords demandé par la ville du Havre. Siège du quotidien L'Humanité Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) 1989. Bureaux Niemeyer I, II, restaurant inter entreprises (Fontenay-sous-Bois).

Autres réalisations dans le monde Siège des Nations unies, New YorkLogements Hansaviertel 1957 (Berlin, Allemagne) Maison Strick 1964 (Los Angeles, États-Unis) Pestana Casino Park 1966 (Funchal, Madère) Siège des Éditions Mondadori 1968 (Milan, Italie) Siège des Nations unies 1952 (avec Le Corbusier, Wallace Kirkman Harrison, S. Markelius, Taylor, Soilleux & Overend, G. Brunfaut, Studio E. Cormier, Ssu-Ch'eng Liang, N. D. Bassov, Sir H. Robertson, J. Vilamajo) (New York, États-Unis) Université Mentouri 1971-1977 (Constantine, Algérie) Bâtiment universitaire Eshkol Tower 1976 (Haifa, Israël) Université Houari-Boumédienne 1974 USTHB ,(Alger, Algérie) Foire internationale 1968-1974 (Tripoli, Liban) Salle omnisport « coupole » du complexe olympique (Alger, Algérie) École polytechnique d'architecture et d'urbanisme (Alger, Algérie) Centre culturel international Oscar Niemeyer (Avilés, Asturies, Espagne)
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MessageSujet: Re: Oscar Niemeyer   Dim 19 Oct - 15:59

tu meritte un bravo merci :bravo: :bravo: :bravo:

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MessageSujet: Re: Oscar Niemeyer   Dim 19 Oct - 20:53

greaty architect like any kind of great art , and oscar is more then artist more then architect , the builder of brazila if we say the least thanks for this article
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MessageSujet: Re: Oscar Niemeyer   Lun 5 Jan - 13:31





http://books.google.fr/books?id=_L70naU7hk4C&pg=PA94&dq=Oscar+Niemeyer#PPA23,M1

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Dernière édition par nounou27 le Lun 5 Jan - 13:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Oscar Niemeyer   Lun 5 Jan - 13:33





http://books.google.fr/books?id=MVxqX5jFoKoC&printsec=frontcover&dq=Oscar+Niemeyer#PPP1,M1

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MessageSujet: Re: Oscar Niemeyer   Lun 5 Jan - 13:58

http://www.ville-lehavre.fr/delia-CMS/versions_etrangeres/acces_rapide/article_id-/lang-uk/plus-1/topic_id-611/type-adresses/cinemas.html

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MessageSujet: Re: Oscar Niemeyer   Lun 5 Jan - 16:54

Architecture

Niemeyer, maître de la courbe, a 100 ans





guy duplat



Mis en ligne le 14/12/2007


Oscar Niemeyer, un des plus grands architectes du siècle, le père de
Brasilia, le chantre de la courbe sensuelle, fête samedi ses 100 ans en
étant toujours actif dans son bureau devant les plages de Rio.





Oscar Niemeyer né à Rio de Janeiro le 15
décembre 1907, fête ce samedi, ses cent ans ! Et ce géant de
l'architecture est encore actif à Rio, où il travaille toujours, face à
la mer et à la célèbre baie. Il étudie le projet d'une cathédrale à
Niteroi, la ville en face de Rio, celui de l'observatoire des dunes de
Natal et le projet d'une place du peuple à Brasilia. " Tous les hommages qu'on me prépare, je m'en fous, avait-il déclaré au "Monde", et le jour de mon anniversaire, personne ne me trouvera ". Chacun connaît bien sûr son travail à Brasilia. Lucio Costa, le vrai
père de Brasilia, avait gagné le concours public du plan d'urbanisme de
la nouvelle capitale, organisé en 1956. Mais le président Juscelino
Kubitschek fit alors appel à Niemeyer, qui avait déjà participé avec Le
Corbusier à la réalisation du siège de l'Onu à New York en 1952, pour
concevoir les principaux équipements publics de la ville, dont la
cathédrale, le Congrès national, les ministères, etc. Juscelino
Kubitschek connaissait Niemeyer depuis son projet pour l'ensemble de
Pampulha, à Belo Horizonte, car Kubitschek était à l'époque gouverneur
de Minas Gerais. Niemeyer a alors incarné la création de la
nouvelle capitale administrative du Brésil, inaugurée le 21 avril 1960
et sa notoriété devient alors mondiale. Mais commençons par ses débuts à Pampulha, près de Belo Horizonte. "Vous
voyez cette église de Saint-François d'Assise, tout en courbes, à côté
du lac de Pampulha. Oscar Niemeyer quand il l'a construite en 1944,
avait expliqué que c'était la vue des femmes couchées sur la plage de
Copacabana, devant son bureau qui l'avait inspiré. Et c'est pourquoi la
hiérarchie catholique a mis des années avant d'inaugurer ce monument de
l'architecture. Mais en réalité, la vraie raison était que Niemeyer est
un communiste affiché et que cela ne plaisait pas aux évêques
", nous expliquait l'épouse d'un architecte brésilien habitant Belo Horizonte. L'histoire
est-elle véridique ? Toujours est-il qu'il fallut effectivement des
années avant que soit consacrée cette superbe église, dans la banlieue
calme de Belo-Horizonte, la capitale du Minas Gerais. L'anecdote est
révélatrice de tout le travail de ce très grand architecte : la
sensualité, l'amour des courbes qu'il préféra toujours à l'angle droit,
la liberté dans les formes et le langage, l'engagement politique
permanent du côté des plus pauvres, la grandeur d'un art où il a pu
exprimer dans cette église une intense spiritualité alors qu'il est
athée et communiste. L'église de Pampulha est faite de trois
arches de béton, avec une frise du grand peintre Portinari, et un
clocher en cône inversé. Beauté et calme. En face, de l'autre côté du
lac, le musée d'art moderne élégant, très pur, avait été conçu au
départ par Niemeyer comme un casino avant d'être reconverti le jour où
le Brésil interdit les jeux de hasard. Au centre de Belo
Horizonte, ville étonnante, créée de toutes pièces, il y a cent ans
pour transférer la capitale de l'Etat depuis Ouro Preto et qui dépasse
aujourd'hui les 2,5 millions d'habitants, on retrouve un immeuble, tout
en tranches de cacahuètes empilées et jaunes. Il n'y a dans ce building
pas la moindre droite, pas le moindre angle droit. Belo Horizonte a
fait des immeubles de Niemeyer sa carte de visite. Ce fut son
maire, dans ces années-là, Juscelino Kubitschek qui fit venir son ami
Niemeyer, un maire qui quelques années plus tard devint président du
Brésil et créa Brasilia dont Niemeyer dessina les principaux immeubles
avec une audace incroyable. Comme Niemeyer déteste les voyages en avion
et leur préfère de longues routes en voiture en compagnie de copains
avec qui on refait longuement le monde, il a dû passer quatre années de
travail intense à Brasilia, dans des baraques appelées "le petit
Trianon", avec des amis peintres, musiciens et même des prostituées.
Ensemble, ils ont accouché de ces merveilles qu'on s'étonne encore
aujourd'hui de voir et qu'André Malraux qualifiait de plus importantes
depuis le Parthenon. En face de Rio de Janeiro, de l'autre côté
de l'immense baie, à Niteroi, qu'on atteint depuis quelques années par
un pont de plus de 15 kilomètres, Niemeyer a conçu à 84 ans, un
surprenant musée d'art contemporain. Le maire de Niteroi l'avait amené
sur un éperon rocheux. Les Cariocas, les habitants de Rio, très imbus
de leur suprématie, disaient que c'était le seul beau coin de Niteroi
puisqu'on y voyait "leur" ville. Niemeyer y a senti un lieu idéal pour
faire s'épanouir une fleur d'où les visiteurs auraient une vue
panoramique sur la baie. Il a conçu par un dessin, cette soucoupe
déposée sur un mince support, ce vase élégant (notre photo). Comme
souvent chez Niemeyer, tout est dans le dessin initial. Niemeyer, c'est
l'anti-ordinateur, c'est la force du crayon, comme meilleur outil de la
création et de la liberté, c'est ce désir d'innover que lui avait
confirmé son amitié avec Le Corbusier. Et la possibilité technique,
grâce au béton d'inventer des formes nouvelles, lui a permis d'imaginer
tout au long de sa vie cette architecture sensuelle. Mais bien entendu,
derrière ces coups de dessin, il y a tout le travail des ingénieurs
chargés de faire marcher, vaille que vaille, les idées révolutionnaires
de Niemeyer. Oscar Niemeyer n'habite plus dans sa belle maison,
mangée par la nature tropicale qu'il a construite à Canoas, à côté de
Rio. S'il garde son appartement sur la plage d'Ipanema, il passe toutes
ses journées dans son magnifique bureau face à la plage de Copacabana,
3940 avenue Atlantique. Un grand immeuble, art déco, et tout
au-dessus, une pièce entourée de vitres avec une vue sur la baie et le
pain de sucre.C'est là qu'il vit, qu'il crée, qu'il regarde les matches
de foot. Il y est le seul architecte, travaillant sur une petite table
toute simple. Il vient au bureau tous les jours, de 11 heures à
23 heures et a une façon de travailler très personnelle. Quand le
projet est conçu dans sa tête, il fait le dessin seul, "parce que dit-il, l'architecture demande une transposition, une prise de position très personnelle, individuelle". Et quand le projet est fini, il appelle ses collègues architectes pour
travailler au développement. Dans son appartement, il est entouré de
ses livres (des auteurs français comme Laclos, Dumas, Baudelaire,
Camus... Et l'histoire de la Commune de Paris, parmi de nombreux
ouvrages d'auteurs brésiliens et d'Amérique latine : Ribeiro, Amado),
au mur aussi une photo de gros plans sur des femmes nues, une photo de
Lucien Clergue, l'ami de Picasso qui rêvait de faire un musée de la
femme. Au mur encore, une photo de Carlos Marighella, le leader
de la contestation qui fut assassiné lors de la dictature des généraux
(64-85) et une autre du secrétaire général du parti communiste qu'il
aida et à qui il paya un appartement. Avec l'arrivée au
pouvoir de la dictature militaire au Brésil, Oscar Niemeyer partit en
France où il fut le concepteur de plusieurs édifices, tels que le siège
du Parti communiste français, place du Colonel Fabien à Paris
(1965-1980), le siège du journal L'Humanité à Saint-Denis (1989), ou
encore la Bourse du travail à Bobigny. Niemeyer, n'a jamais
renié ses engagements politiques qui l'avaient obligé à s'exiler sous
la dictature. Il n'a jamais renoncé à son adhésion au communisme et à
son appui au mouvement des sans-terre. A 90 ans, il a encore reçu chez
lui les organisateurs du combat contre la privatisation d'une grande
société minière. Début janvier 2007, après avoir rencontré Hugo Chavez
à Rio de Janeiro, il a décidé de faire les plans d'un monument en
hommage à Bolivar, qui sera érigé à Caracas et mesurera 100 mètres de
haut. A cent ans, il continue à expliquer qu'il n'a jamais eu qu'un
seul souci : participer à l'amélioration de la vie des plus pauvres. Il
s'affirme toujours "communiste convaincu" et a conservé une admiration à "une Union soviétique où je n'ai jamais vu de miséreux mendier dans les rues".
Il voue une grande estime aux dirigeants cubain et vénézuelien. Dans
une interview récente à "l'Humanité",l'architecte disait : "Nous
espérons tous que Lula trouve le chemin de la gauche. C'est dans ce
sens que les pays d'Amérique latine évoluent, avec les gouvernements
populaires qui surgissent unis contre Bush. Ce qui me préoccupe
aujourd'hui, maintenant plus que jamais, ce n'est pas l'architecture
mais l'union des forces progressistes du monde entier, et de l'Amérique
latine surtout, contre l'empire de Bush qui déshonore l'humanité.
" L'architecte rappelle ses grands principes mais conclut encore politiquement : "La
courbe est la solution naturelle. Je cherche toujours la forme nouvelle
et c'est avec des structures concrètes que je cherche à innover, à
réduire les points d'appui pour rendre l'architecture plus audacieuse,
différente. Tout cela peut être suggéré par le béton armé, toujours si
généreux. Mais je répète que l'architecture n'est pas ce qui compte le
plus. Il m'arrive de penser qu'un jeune qui proteste dans la rue contre
l'injustice de notre monde fait un travail plus important que le mien."
"J'ai l'habitude de dire a-t-il expliqué, que
la vie est plus importante que l'architecture, l'architecture ne change
rien, la vie peut changer les choses bien plus que l'architecture. Je
pense et je le dis constamment aux collègues, aux étudiants, qu'il
n'est pas suffisant de sortir de l'école pour être un bon architecte.
Il faut connaître avant tout la vie des hommes, leur misère, leur
souffrance pour faire vraiment de l'architecture, pour créer. Le
principal, c'est être un homme qui arrive à comprendre la vie, et il
faut comprendre qu'il est important de changer le monde. Nous cherchons
une cohérence. Tous les mardis, se tiennent dans mon bureau des
rencontres avec des étudiants, des intellectuels, des scientifiques,
des gens de lettres. Nous échangeons des réflexions philosophiques, des
réflexions sur la politique, sur le monde, nous voulons comprendre la
vie, changer la vie, changer l'être humain. Pourtant, dans un premier
temps, je suis pessimiste : je pense que l'être humain a très peu de
perspective, mais qu'il faut vivre honnêtement, vivre la main dans la
main. Après, dans un second temps, je comprends qu'il faut être moins
pessimiste et un peu plus réaliste. Il faut comprendre que la vie est
implacable pour le peuple, chacun arrive avec sa petite histoire. Il y
a trop d'injustices."
Si parfois il a dit "la vie est une merde",
les 600 bâtiments qu'il a créé en 70 ans de carrière témoignent que
tout son art est celui de la sensualité, de la vie, de la création. A
l'image des plages de Rio qu'il a sans cesse devant lui. En décembre
2006, il épousait en secondes noces sa secrétaire Vera Lucia Cabrera,
âgée de 60 ans, et affirmait se sentir à nouveau comme un jeune homme
de 30 ans. "Les courbes de mes bâtiments rendent un hommage à la femme", explique-t-il. Dans
une longue interview au "Vif L'Express", il vient de résumer sa vie.
Quel est, selon vous, le secret d'une existence réussie, lui a-t-on
demandé. "C'est de prendre du plaisir à aider les autres. Et de
rester optimiste. Toutefois, c'est vertigineux de réaliser que l'être
humain est sans finalité, insignifiant. Car la vie ne dure qu'une
minute. C'est juste un souffle. Les gens arrivent sur terre pour
raconter leur petite histoire et, quand ils disparaissent, tout le
monde a déjà oublié ce qu'ils étaient venus dire. Jean-Paul Sartre, que
j'ai fréquenté à Paris, disait, avec son pessimisme légendaire : "Toute
existence est un échec." C'est une phrase négative qui ne mène nulle
part. Mais comme il est difficile de la contredire !"
Et quel est le secret de votre longévité ? "Je
l'ignore. Tout ce que je sais, c'est que je suis ce genre d'animal qui
n'est jamais tombé malade. Peut-être est-ce parce que je suis modéré en
toutes choses. Je bois peu. Je mange peu. Je ne me dispute pas avec les
gens; mais cherche, au contraire, à vivre en paix et en harmonie avec
eux. J'aime l'amitié, j'aime rire, j'aime faire des blagues. Et j'aime
les femmes. Moi, ma devise, c'est : "Une femme à mon côté, et advienne
que pourra !"

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MessageSujet: Re: Oscar Niemeyer   Lun 5 Jan - 17:03

voir ce livre

http://www.revistaau.com.br/cViewer/edicao.asp?ed=165&p=73

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MessageSujet: Re: Oscar Niemeyer   

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